09/11/2013

Hommage aux antifascistes qui sont tombé.e.s. Carlos, 6 années sans toi, 6 années avec toi

Lundi 11 novembre 2013 à 20h.
Plaza de la Beata Maria Ana de Jesus. Metro Legazpi.
Sont conviés : les ami.e.s et compagnon.ne.s de Carlos
Cela fera 6 ans, lundi prochain, le 11 novembre 2013, que notre compagnon Carlos Palomino a été assassiné par un militaire néonazi. C’est arrivé à la station de métro de Legazpi, alors que Carlos, accompagné d’un groupe d’antifascistes solidaires, allait protester contre une manifestation raciste, convoquée par le parti d’ultra-droite « DEMOCRACIA NACIONAL » dans le quartier ouvrier et multiculturel de Usera. Cette manifestation avait été permise, autorisée et protégée par la délégation du gouvernement.
Six années sont passées et les raisons pour lesquelles nous sommes sortis dans la rue ce 11 novembre 2007, restent d’actualité et plus ou moins les mêmes qu’à ce moment là. Les partis d’ultra-droite et néonazis prennent petit à petit plus d’importance, et avec eux, la présence de décérébrés diffusant leur propagande réactionnaire et leurs attitudes de haine irrationnelle.
Petit à petit, la peur les a quitté, dans le climat actuel et dans l’ambiance de la crise économique, protégés par le système capitaliste, qui les soutient et les utilisent à sa guise. Ils ont trouvé une place dans la rue, en manifestant et montrant leur véritable visage chaque fois avec plus de fréquence.
Le lamentable panorama européen n’est pas mieux, les partis d’extrême-droite, avec leur idées réactionnaires, ultra-conservatrices, xénophobes et racistes gagnent toujours plus d’adeptes. Que ce soit en Grèce, Italie, France, Hongrie, Norvège (où cela n’a rien changé qu’un néonazi paramilitaire assassine de sang froid 70 jeunes),ils sont toujours plus présents dans les parlements et dans la vie politique de ces pays, jusqu’à être les forces les plus votées dans plusieurs pays.
Nous ne pouvons permettre cela. Notre réponse et celle de tous les antifascistes, doit être immédiate, radicale et organisée, égale dans les années succédant ce fatidique 11 novembre 2007 à Madrid ; années pendant lesquelles il n’y avait aucune place dans les rues pour les fascistes, où chaque acte, chaque présence nazie était fortement contestée par les antifascistes, ne leur permettant pas de sortir dans les rues, à moins qu’ils ne furent fortement protégés et accompagnés par des brigades anti-émeutes, ressentant ainsi plus de peur que de honte. Nous ne pouvons rien attendre des institutions de ce système capitaliste pourri qui protège et met à l’abri les assassins. La solution est entre nos mains, en nous organisant et en répondant dans tous les quartiers, en faisant front au fascisme et en luttant contre lui par tous les moyens possibles.
En ce 11 novembre 2013, nous voulons rendre hommage à Carlos et à tous les antifascistes tués, et spécialement, en démontrant notre soutien et notre solidarité aux ami.e.s, à la famille et aux compagnon.ne.s de Clément Méric, âgé de 18 ans et assassiné le dernier 5 juin à Paris par un groupe de néonazis liés au Front National, mais aussi aux ami.e.s, à la famille et aux compagnon.ne.s de Pavlos Fyssas, 34 ans et militant antifasciste, assassiné lâchement à coups de poignard par un groupe de néonazis du parti Aube Dorée à Athènes le 18 septembre de cette même année.
Nous voulons dire, à tou.te.s, que nous n’oublierons jamais nos compagnons tués et celles et ceux qui donnèrent de leur vie en luttant contre le fascisme, mais aussi que nous ne pardonnerons jamais aux assassins.
LE MEILLEUR HOMMAGE EST ET SERA DE CONTINUER LA LUTTE !
CARLOS, CLÉMENT, PAVLOS… NOUS N’OUBLIONS PAS !

En Russie comme en Grèce, en France et partout en Europe face à l’extrême-droite et au fascisme : SOLIDARITE ANTIFASCISTE !

Partout en Europe l’extrême-droite menace, agresse et assassine. Alors que cela fait 5 mois tout juste que, en France, Clément Méric a été assassiné par un membre du groupuscule néo-nazi Troisième Voie, c’est aujourd’hui un immigré ouzbèk qui a été assassiné en marge d’une manifestation nationaliste en Russie. Alors que l’assassinat du rappeur Pavlos Fyssas en Grèce avait suscité, à juste titre, une vague d’indignation et d’émotion, ce nouveau crime ne suscite que très peu de réactions politiques. Les crimes de l’Aube Dorée à l’encontre de migrant.e.s, avant la mort de Pavlos, n’avaient pas non plus suscité beaucoup de réactions politiques. Ce nouveau crime nous rappelle donc, une fois de plus, que les migrant.e.s et les non-blanc.he.s font partie des cibles les plus exposées à la violence fasciste, même si leurs morts sont parmi les moins médiatisées.
C’est pourquoi nous souhaitons exprimer, aujourd’hui, notre solidarité à la famille et aux proches de cette nouvelle victime du fascisme. C’est avec colère et une profonde tristesse que nous envoyons ce message de soutien car nous avions osé espérer, à la mort de Clément, qu’un tel meurtre n’arriverait plus jamais. C’est aussi avec une conviction inchangée et renouvelée que nous continuerons la lutte contre toutes les formes d’extrême-droite.
Aujourd’hui comme hier, NO PASARAN !
NI OUBLI, NI PARDON.

GUD Lyon, le rescapé des dissolutions

Depuis la rentrée universitaire le GUD Lyon se fait globalement discret malgré ses tentatives pour faire parler de lui. C’est donc avec des tags d’une haute portée politique tel que « Melting Caca » que des sympathisants du groupuscule ont tagué la salle de tennis de la commune de Vaugneray accueillant le 7 septembre dernier le festival « Melting Potage » de SOS Racisme . Les mêmes recommencèrent il y a quelques semaines en taguant les rues adjacentes de la Maison des Associations où se tenait une réunion d’information publique du Collectif de Vigilance contre l’extrême-droite. Pour un groupuscule censé être composé d’étudiants, les tags puérils, comme certains de leurs tracts, laissent perplexe sur leurs facultés intellectuelles comme sur leur présence dans les amphis. On est plus proche de prétendants au dîner de cons que du cercle des poètes disparus. Jusqu’à ces actes héroïques, les gudars avaient passé un été plutôt calme, après six mois beaucoup plus intenses grâce au mouvement contre le mariage pour les personnes de même sexe. Si le printemps 2013 nous a confirmé que le GUD Lyon était un ramassis de bas-du-front castagneurs, il a aussi été synonyme de son autonomisation militante vis à vis d’Alexandre Gabriac. D’autant que depuis le mois d’août, les dissolutions de l’OF et des JN, font du GUD la seule organisation nationaliste folklorique restante. On peut d’ailleurs être étonné qu’ils soient passés entre les gouttes des dissolutions estivales vu leur palmarès en matière de violences, d’appels à la haine et surtout la récente condamnation de deux de leurs militants.

06/11/2013

Radicalement Antifasciste


samedi 9 novembre à 13h30 Manifestation contre les violences fascistes et racistes envers les femmes

Après les agressions d’une violence parfois extrême dont sont victimes des femmes voilées qui se sont multipliées cette année, les agressions des deux militantes de l’Unef à Paris, la militante du PG menacée de viol sur internet, nous arrivons à un constat, les femmes sont victimes d’une violence spécifique des fachos, sur des critères physiques, vestimentaires et idéologiques et il nous est impossible de rester passif-ve-s face à cet état de fait.
Lorsque des fascistes agressent des hommes, ils les menacent, les frappent, les assassinent.Lorsque des fascistes agressent des femmes, ils les menacent de viol, les frappent, les violent et assassinent l’enfant qu’elles portent.
Nous ne voulons pas occulter les autres formes que prennent la violence des fascistes et de leurs divers alliés, il n’est pas question de hiérarchiser les violences, mais de montrer que les violences racistes et fascistes touchant spécifiquement les femmes sont de nature différente et que toutes les violences dont les femmes sont victimes de la part des fachos doivent être appréhendées de façon globale, puisqu’elles s’inscrivent dans la même logique raciste et fasciste.
Montrons à nouveau notre détermination à ne pas laisser passer ces actes sans réponse, que nous soyons militant-e-s féministes, antifascistes, antiracistes ou anti-sexistes.
Ces agressions ne sont pas des faits divers, nous ne les laisserons jamais devenir une banalité faisant partie de notre quotidien, organisons-nous ensemble pour les combattre ! Organisons la solidarité entre tou-te-s les victimes du fascisme, du racisme et du sexisme ! Venez nombreux-ses le samedi 9 novembre !

Rendez-vous à la sortie du métro Belleville à 13h30, en direction de l’hôpital Tenon à Gambetta


Pour un antifascisme autonome (tract La Horde)

Rap guerilla Vol.2