Résumé La société favorise la violence à l'égard des femmes, et cela est valable pour toutes les formes de violences, que ce soit le viol, les violences conjugales, le harcèlement sexuel ou toutes les violences « anodines » faites aux femmes. Les violences faites aux femmes semblent invisibles. Les commissariats de police, les centres psys et les féministes voient des femmes violentées tous les jours. Beaucoup d'autres sont isolées et invisibles. Le reste de la société ne les voit pas. L'idéologie dominante ne permet de voir ces violences que comme des phénomènes individuels isolés. Pourtant cette violence est structurelle. Elle est la garantie de stabilité du système patriarcal, fondé sur le pouvoir des hommes et la soumission des femmes. Nous ne voulons pas prendre le pouvoir, mais le détruire.
Dans cette brochure nous verrons comment déjouer la stratégie mise en place par les agresseurs.
Résumé-témoignage à l'attention de la presse. Envoyé cette nuit à des medias belges francophones. Liens vers des vidéos probantes.
NB: Des vidéos plus bas prouvent plusieurs faits rapportés
Cette semaine à Bruxelles il y a eu des répressions policières très violentes contre des manifestants entièrement pacifistes. Les rafles arbitraires illégales et exactions sont survenues surtout les 26, 29, 30 septembre et le 1er Octobre. Les actes les plus graves ont été commis mercredi 29 par la réserve de police fédérale (500 agents) et de très nombreux agents en civil de la police judiciaire de Bruxelles.
Tous les témoins proches du No Border Camp témoignent de véritables exactions et de faits extrèmement violents, coups et intimidation sexuelle durant la détention. Plusieurs abus durant les détentions. Nombreux sont les dénis de droits, à commencer par des centaines d'arrestations arbitraires dites "préventives" ais illégales, au total près de mille en une semaine. Une des vidéos ci-dessous pointe des actes précis d'intimidation et les coups portés par les agents de la PJ bruxelloise. Une autre montre les charges policières très violentes envers des manifestants non perturbateurs, qui se retrouvent indéniablement en situation de victime. Nombreux coups et blessures, acharnement sur des manifestants maîtrisés.
Toutes ces informations sont générées par des citoyens, et méritent d'être traitées avec attention par vos rédactions. Interpellations politiques et actions de défense des droits fondamentaux prévisibles dès la semaine prochaine.
A Bruxelles, les citoyens européens sont privés de force violente de leurs droits fondamentaux d'expression, de manifestation, d'association et de circulation. De simples témoins ont été emprisonnés, ainsi que de simples passants inclus dans l'amalgame d'une police déchaînée.
La responsabilité principale des ordres policiers revient à la ministre sortante de l'intérieur, Mme Turtelboom (VLD). La PJ devrait également répondre de ces exactions. La police anti-émeute a intervenu en masse de nombreuses fois.
Pour envoyer des équipes et recueillir des témoignes, c'est au No Border Camp à Tour et Taxis, ce dimanche. xx
annexe: Communiqué de la ligue des droits de l'homme (30/09/10) La Ligue des droits de l'Homme et Bruxelles Laïque ont été alarmés par les informations concernant des arrestations lors de la manifestation syndicale de ce mercredi 29 septembre à Bruxelles.
Pas moins de 250 personnes ont été arrêtées, dont 148 préventivement. Dès 11h du matin, le simple fait de se rendre vers les stations de métro au départ de Tour et Taxis - où se tient actuellement le camp NoBorder - pour se rendre à la manifestation donnait lieu a des contrôles d'identité, fouilles des sacs et enfin arrestations. Sans avoir commis aucun acte délictueux, une centaine de personnes ont ainsi été empêchées de se rendre à la manifestation afin d'y exprimer leurs idées. Les forces de l'ordre qualifient cette action ciblée « d'arrestations préventives ». Le droit de manifester est pourtant garanti tant par la Constitution belge dans son article 26 que par la Convention européenne des droits de l'Homme dans son article 11. Ces arrestations préventives constituent donc une grave entrave au droit de manifester qui est un fondement d'une démocratie qui n'a pas peur de l'expression de ses citoyens
Un groupe, non lié à un syndicat mais ayant reçu l'autorisation des organisateurs syndicaux de participer à la manifestation, s'est vu, dès le point de ralliement place Bara, intimidé par un impressionnant déploiement des forces de l'ordre.
Vers 15 heures, la police a procédé à l'encerclement de ce groupe de manifestants. Ce déploiement a été opéré afin d'isoler le groupe du reste du cortège et éviter de la sorte tout mouvement de solidarité de la part d'autres manifestants. Avec violence, la police a procédé à l'arrestation des manifestants encerclés. Cette manœuvre a été suivie de placages au sol d'autres personnes par des policiers en civil, ces derniers faisant usage de gaz poivré. Des coups ont été portés par la police et au moins quatre manifestants ont dû être hospitalisés.
Outre les faits de violence, La Ligue des droits de l'Homme et Bruxelles Laïque s'inquiètent de cette tendance à opérer une scission manichéenne et arbitraire entre, pour faire court, les « bons » et les « mauvais » manifestants alors qu'aucun délit n'a été commis. Y aurait-il des convictions qui ne pourraient être librement exprimées ?
Environ 90 personnes ont été menottées les mains derrière le dos, assises dans la rue, en file, pendant près de deux heures. Certains policiers exerçaient des mesures de contention supplémentaires en maintenant une pression dans le dos avec le genou. On a pu assister à des propos provocateurs et intimidations, notamment à l'aide de leurs bonbonnes de gaz, les policiers s'étant à cette fin préalablement masqué le visage.
La Ligue des droits de l'Homme et Bruxelles Laïque s'inquiètent depuis longtemps de ce type de dérapage sécuritaire qui confirme ses craintes d'une démocratie qui a de plus en plus tendance à intimider, décourager ou réprimer certaines formes d'expression citoyenne. Si une réaction policière proportionnée est légitime à l'encontre de manifestants violents, il est inacceptable que les forces de police recourent à des intimidations et à des arrestations à l'encontre de manifestants pacifiques. De telles méthodes sont « dignes » d'un Etat policier.
Dans cet esprit, la Ligue des droits de l'Homme et Bruxelles Laïque resteront attentives au déroulement de la manifestation de ce samedi 2 octobre organisée par le Camp No Border.
*CONTACT PRESSE Benoît** Van der Meerschen : 0497294672 *
Bilan sommaire et rapide de la situation sur Bruxelles
ENVIRON 450-500 ARRESTATIONS AU TOTAL AUJOURD’HUI, SUR ENVIRON 600 ACTIVISTES EN ACTION.
AU MOINS DEUX BLESSÉS TRÈS GRAVES (dont un camarade au crâne ouvert, gisant pendant une demie-heure au sol, inconscient, dans une marre de sang, avant que les secours arrivent pour l’emmener à l’hôpital).
NOMBREUX BLESSÉS.
SUR LES 300 CAMARADES AYANT RÉUSSI À SE FORMER EN BLOC ANTICAPITALISTE, MOINS DE 20 PERSONNES EN ONT RÉCHAPPÉ. TOUS LES AUTRES ONT ÉTÉ ARRÊTÉS.
Détails en compte-rendu ci-dessous
Toute la journée d’hier se sont enchaînées les réunions action pour ce mercredi et jeudi.
Pour ce mercredi 29 septembre était d’ores et déjà prévu une énorme Euromanif contre les mesures d’austérité dans toute l’Europe, rassemblant autour de 100’000 personnes. A été décidé en fonction de l’évènement de rejoindre la manif en formant un Bloc Anticapitaliste constitué par les camarades du No Border Camp (NBC).
D’autres réunions ont préparé des actions Clown et surtout une action de blocage contre les grands dirigeants de Frontex (chargés de la politique migratoire et du financement des centres de rétention ainsi que des déportations).
De sorte qu’il y eut plusieurs actions simultanées toute la journée, et toutes soldées par une répression innommable.
Politiquement, il était tant intéressant de venir à la méga-manif syndicale européenne pour marquer une présence politique clairement anticapitaliste et révolutionnaire grâce à la fantastique opportunité du NBC, que de faire cette petite action commando contre les dirigeants de Frontex qui rentrent dans la ligne directe des cibles du NBC.
Ainsi, avec une cinquantaine d’autres camarades, nous avons choisi d’aller attaquer la réunion-Frontex et, si possible, de rejoindre le Bloc en manif après.
La réunion Frontex commençait à 12h15 dans un petit bâtiment au milieu du Parc Léopold près du Rond-Point Schuman. Le départ de l’Euromanif était à 13h.
11h40, habillés en civil et par petits groupes de deux à quatre, nous parvenons à prendre de court les flics massivement présents et à investir discrètement le Parc Léopold. 11h45, heure définie hier, nous lançons l’action en tentant d’envahir le bâtiment pour le bloquer de l’intérieur. Mais les portes ont été verrouillées en nous voyant venir. De fait, nous formons des chaînes humaines, avec une banderole, pour bloquer physiquement la seule entrée du bâtiment. Des costars-cravatés-délégués sont ainsi refoulés, le but de l’opération étant de perturber ou empêcher leur réunion, nous pouvons considérer que l’objectif de base a été atteint. Un tag fleurit : « Frontex, blood on your hands ».
Les flics arrivent massivement, nous encerclent, nous pressent contre le bâtiment. En lignes au coude à coude, nous scandons et tentons une résistance passive vu notre effectif.
Finalement, ils prennent violemment chacun d’entre nous, un par un, et nous arrêtent tous. Nous sommes alignés à la méthode-Copenhague : tous assis les uns derrière les autres, menottes dans le dos.
Pas de dégâts matériels, ni même d’investissement du bâtiment (hélas), résistance passive. Nous sommes tous emmenés en camtars à la Caserne centrale (Réserve Nationale de la Police Fédérale à Etterbeek), vers 13h30.
Les cellules font environ 20m², toutes remplies par des camarades du NBC arrêtés. C’est là qu’on apprend que lors du départ groupé du NBC pour la manif, la plupart se sont fait arrêter directement aux rues alentours par les flics qui ont fait des barrages. Des cellules, nous voyons arriver en continu des paniers à salade qui déversent leurs lots de prisonniers. Les arrestations sont innombrables. À l’intérieur, nous parvenons tous à nous défaire des menottes et, surtout, pour certains, à découper l’étiquette indiquant le lieu de l’arrestation.
Un par un, ils nous sortent des cellules pour fouille, contrôle, prise d’identité.
Pour ceux qui ont su se défaire de leurs étiquettes d’arrestation, la libération est immédiate car la détention est alors illégale. Mais il semble que nous sommes assez peu à y être parvenus et nous ne sommes que quelques-uns, dès 15h30, à être relâchés en centre-ville.
Libérés, nous nous rendons directement à la manifestation. Au moment où nous parvenons en queue de cortège, vers 16h, nous ne voyons que l’hélicoptère survolant un Waterloo urbain : des centaines de camarades arrêtés sur plusieurs points dans tout le secteur, dans une odeur de gaz encore fraîche. Les flics sont partout et continuent d’arrêter massivement. De fait, retour par sécurité au NBC.
VOICI LES TOUTES DERNIÈRES INFOS DE LA LEGAL TEAM DU NBC :
— Il y a eu un départ groupé à 12h30 du No Border Camp. À peine quelques rues plus loin, ils se heurtent à des barrages de police qui arrêtent aussitôt tout le monde, sans exception. Environ 100 arrestations à ce moment-là.
— La Brigade des Clowns est passée par le métro à la station Ribeaucourt. Rapidement repérés, les flics interviennent directement dans le métro et les arrêtent tous, sans exception. Plus de 40 arrestations alors.
— Plusieurs groupes de 20 à 40 personnes se sont fait arrêter à des coins de rue ou à proximité de la Gare du Midi, point de départ de l’Euromanif.
— Malgré le dispositif répressif quasi unilatéralement tourné contre les No Border eux-mêmes, 300 camarades parviennent à se rassembler à un premier point de rassemblement. Les flics encerclent le Bloc et les empêchent de rejoindre la manif. Rapide prise de décision collective : un signal est donné et tout le monde court dans tous les sens, prenant de court les flics qui laissent faire.
— Les 300 camarades parviennent à se rassembler de nouveau à côté du cortège. Les flics arrivent alors en masse, les encerclent et les somment de se disperser sous menace de charges directes. Pour parer à cela, le Bloc Anticapitaliste négocie rapidement avec deux cortèges syndicalistes et parviennent à prendre place entre eux au sein du gros cortège. D’après les témoignages, nombreuses solidarités de la part des travailleurs syndicalistes.
— Les flics encadrent le cortège et l’attaquent directement sur ses flancs au corps à corps. Le Bloc parvient à les contenir et les repousser. En appelant à la solidarité, le cortège syndicaliste de derrière se rapproche encore pour faire bloc. Mais face à l’acharnement des attaques policières et à la menace d’une attaque violente contre toute cette partie du cortège, ils s’éloignent et laissent le Bloc Anticapitaliste à la merci des porcs en uniforme.
— Pendant un temps, le Bloc, fort de plus de 300 personnes, tient bon, soudé, compact, en lignes, contient et repousse les attaques de flics. Le Bloc choisit de courir et de prendre position plus avant dans le cortège pour sortir de l’étau répressif. Le Bloc s’arrête de nouveau. À partir de là se déchaîne sans plus aucune retenue la répression. Charges sur charges, matraquages sur matraquages, gazages sur gazages. Extrême violence policière. Affrontements et résistance pendant deux à trois heures. Très violentes interventions de flics en civil. À peu de monde près, absolument tout le monde est arrêté.
— Pour l’heure, très peu de camarades relâchés, la plupart sont encore en prison.
— ENVIRON 450-500 ARRESTATIONS AU TOTAL AUJOURD’HUI. AU MOINS DEUX BLESSÉS TRÈS GRAVES (dont un camarade au crâne ouvert, gisant pendant une demie-heure au sol, inconscient, dans une marre de sang, avant que les secours arrivent pour l’emmener à l’hôpital). NOMBREUX BLESSÉS.
SUR LES 300 CAMARADES AYANT RÉUSSI À SE FORMER EN BLOC ANTICAPITALISTE, MOINS DE 20 PERSONNES EN ONT RÉCHAPPÉ. TOUS LES AUTRES ONT ÉTÉ ARRÊTÉS.
Cette soirée est en soutien au projet du Collectif Libertaire Anti-Sexiste de publication d’un livre que nous sommes en train d’écrire à propos du viol. Nous en avons été victimes, et à présent que nous ne le sommes plus, nous voulons en témoigner et diffuser l’analyse que nous en faisons pour participer à la destruction du système qui le produit et le cautionne. Le viol est une torture physique et mentale banalisée et très fréquente dans toutes les cultures patriarcales ainsi que dans toutes les classes sociales. La majorité des viols ont lieu là où les représentations dominantes les situent le moins. Surtout au sein des familles. Alors s’impose la loi du silence et des non-dits au nom d’une illusion de cohésion. Mais l’hypocrite unité de celleux qui se donnent bonne conscience et se prétendent neutres, exige un sacrifice. Les rôles sont inversés, le coupable victimisé et la victime culpabilisée. Le viol est l’un des outils les plus archaïques et les plus tenaces de la domination masculine, et il est aussi l’une de ses conséquences les plus graves.
Contre le nouveau centre fermé à Steenokkerzeel Descendons dans la rue:
POUR UN MONDE SANS CENTRES FERMES NI PRISONS Parce que les multiples révoltes ces dernières années dans les centres fermés ont mis à nu ce qu'ils sont réellement: des camps de déportation à partir dessquels l'Etat expulse ceux qu'il juge indésirables; ceux qui espérant fuir la guerre et la misère se sont retrouvés exploités au noir, traqués par la police, classés par des bureaucrates qui décident de leur "existance légale".
Parce que le sort auquel sont réduits les "sans-papiers" n'est qu'un reflet de ce qui guette tous qui galèrent pour joindre les deux bouts face à des conditions de vie de plus en plus dures, tenus en laisse par la sécurité sociale ou l'économie informelle. Parce que nous sommes tous directement concernés lorsque nous acceptons de vivre dans un monde qui toujours plus catégorise, sélectionne, enferme, élimine selon ses besoins sociaux et économiques. Parce que les évasions et les mutineries dans les centres fermés et les prisons, comme les attaques et sabotages contre la machine à expulser et à enfermer, sont autant de lueurs d'espoir pour ceux qui luttent, dedans comme dehors, contre tout ce qui nous opprime.
POUR UN MONDE SANS FRONTIERES NI ETAT Parce que si nous nous battons contre les lieux d'enfermement et d'exploitation (centre fermé, prison, école, travail...), ce n'est pas pour les améliorer mais pour les détruire. Parce que les frontières ne peuvent exister sans le racisme qui nous monte les uns contre les autres; parce que les frontières, c'est aussi l'enfermement dans des communautés basées sur la religion et le nationalisme. Parce que les fameuses régularisations de sans-papiers ne font que créer des séparations et des hiérarchies entre ceux qui rentrent dans les normes d'intégration et répondent aux besoins de l'économie et ceux qui sont réduits à la clandestinité. Parce que la machine à expulser ne peut fonctionner sans les entreprises qui s'en foutent pleins les poches (Besix, Valens, Sodexo, Dalkia, ISS Cleaning, Banque de la Poste, SN Brussels Airlines, Air Maroc,...), sans les institutions qui s'occupent du tri entre ceux à exploiter ici et ceux à renvoyer là-bas (l'Office des Etrangers, Fedasil, la Croix-Rouge, tous les partis politiques sans distinction...)
PARCE QUE NOUS NE NOUS BATTONS POUR RIEN DE MOINS QUE LA LIBERTE
Site d'information des Redskins de Limoges, collectif informel et contre-culturel, réuni autour de l'antifascisme radical, de la réflexion anticapitaliste et antisexiste révolutionnaire. En parallèle de l'action de rue, nous animons un edito "peaux-rouges limoges" qui se fixe comme objectif la diffusion de la mémoire ouvrière, la lutte de classe, les cultures populaires et alternatives. Avec l'opprimé toujours ! Avec l'oppresseur jamais !